Dans le cadre de l’initiative « les écoles partenaires de l’avenir », il se tient au lycée Bogodogo de Ouagadougou, un atelier de théâtre
dénommé « la salle de classe volante ». Prennent part à cette formation, professeurs d’allemands et apprenants de la langue de Goethe.
Du 29 mars au 1er avril, le Goethe Institut assure une formation au profit des professeurs d’allemand et des élèves apprenant la langue. L’atelier se situe dans le cadre de l’initiative « les écoles partenaires de l’avenir ». La formation est organisée en deux phases toutes deux se déroulant au lycée Bogodogo de Ouagadougou. La première phase s’est tenue du 29 au 30 mars, elle a concerné les professeurs d’allemand et s’est appesantie sur la « didactisation » du théâtre. Ainsi 20 professeurs venus des lycées et collèges du Burkina Faso ont renforcé leurs capacités en matière de pédagogie et de l’utilisation du théâtre dans la didactique. Pour madame Elsa Marie Kiéma professeur d’Allemand au lycée Bogodogo, cet atelier permet de joindre l’utile à l’agréable. Pour monsieur Laurent Zongo professeur d’Allemand au lycée municipal de Zorgho, la formation est un plus car elle permet à l’enseignant d’adapté les dialogues des livres au contexte scolaire burkinabè.
Quant à la deuxième phase, elle s’est déroulée du 31 mars au 1er avril dernier et elle a intéressé 25 élèves des lycées mixte de Gounghin et de Bogodogo. Elèves tout comme professeurs ont apprécié la formation assurée par un expert du Goethe Institut (centre culturel allemand) du Bureau de liaison de Bamako en la personne de Frank Kanhnert et un de ses compatriotes. L’objectif de l’atelier selon le formateur c’est de « voir si on peut apprendre l’allemand par d’autres méthodes, avec un vocabulaire simple » a-t-il fait savoir.
En d’autres termes, c’est de faire comprendre aux professeurs et aux élèves qu’on peut apprendre l’allemand en riant c’est-à-dire en faisant le théâtre. Joindre le ludique à la pédagogie est une autre façon d’enseigner la langue de Goethe. Cette manière d’apprendre s’assimile plus vite et permet à l’apprenant non seulement de maîtriser la langue mais aussi de s’initier à la pratique de l’art dramatique. Le lien entre le théâtre et la structure scolaire est évident au regard de la naissance et de l’évolution du théâtre dans l’Afrique francophone. Le théâtre a toujours été connecté à l’école depuis les 1930 jusqu’à nos jours. Les plus grandes troupes qui exercent aujourd’hui au Burkina Faso sont issues de troupes scolaires.
C’est dans cette optique qu’il faut inscrire l’initiative de Goethe Institut qui est d’ailleurs en adéquation avec la nouvelle vision de l’enseignement au Burkina Faso qui fait une part belle à l’enseignement spécifique. C’est-à-dire à l’introduction de l’art, de la culture, de l’éducation environnementale et civique, etc, dans les programmes scolaires. L’enseignement par le théâtre procure à l’élève un double avantage dans son cursus scolaire. Comprendre que l’enfant reçoit par là une formation intellectuelle et humaine lui permettant de se prendre en charge et de faire face à toute situation dans sa vie d’homme adulte. Il est toujours en activité même pendant les vacances. A ces périodes, l’enfant participe à des concours de théâtre, met ses vacances à profit et passe ainsi des vacances studieuses. L’initiative « les écoles de l’avenir » dont les deux établissements suscités en sont partenaires devrait donc s’élargir à toutes les écoles pour un meilleur épanouissement des élèves et des professeurs.
Nébilibié A. Bayili
Lefaso.net
L'infographie est la science de l'image numérique. Il s'agit d'une spécialité jeune, née en même temps que la généralisation de l'usage des ordinateurs, et qui a pris son
véritable essor avec Internet. Dès avant cette période récente, la production de graphiques, notamment avec les tableurs, était mise à la portée de tous. Aujourd'hui, les infographistes
rivalisent d'imagination et de dextérité pour produire des images qui nous permettent de visualiser des informations de plus en plus complexes. Pour s'en rendre compte, rien ne vaut un petit tour
sur un des nombreux sites spécialisés en infographie, ou encore sur une banque d'images. L'infographie est l'art de traduire visuellement des données de différentes natures. Au travers d'une
image, on présente aussi bien des statistiques que des concepts, des relations de causes à effets que des parcours. Ce qui suppose une certaine organisation des données à traiter. L'infographiste
travaille donc de concert avec l'architecte de l'information. Vous découvrirez dans ce dossier la nature de cette spécialité appelée à se développer, tant il est vrai que nous produisons des
données en quantités gigantesques, qu'il faut bien exploiter. Les institutions publiques, nationales ou internationales, sont précisément de grosses pourvoyeuses de données. Depuis quelques
années, elles entre ouvrent les portes de leurs banques et nous permettent de croiser les données, de les analyser, de les interpréter. Des outils de traitement sont d'ailleurs mis à disposition
du grand public sur Internet et contribuent à la ré-appropriation des données que nous avons tous, d'une manière ou d'une autre, contribué à produire. Mais peut-être êtes-vous préoccupé avant
tout du traitement de vos propres données; là encore, les outils simples se multiplient qui vous permettront de produire, organiser et donner à voir des données de différentes natures. Peut-être
allez-vous prendre goût à l'infographie; dans ce cas, vous pourrez rejoindre des initiatives collaboratives, participer à une collecte mondiale d'informations géolocalisées, ou proposer vos
propres traitements visuels de données chiffrées. Une chose encore, avant de vous inviter à tracer votre parcours entre les étapes proposées par ce dossier : l'accès à des données vérifiées et
actualisées donne du pouvoir. Celui de comprendre, de participer, d'être moins dépendant des idées reçues et des idéologies. Ne laissons pas passer cette chance.
Du 1
Mars au 28 Août 2009, j’ai effectué un stage au sein de la maison de presse GRUNER UND JAHR située à
Baumwall à Hambourg en Allemagne. Gruner + Jahr (ou G+J) est un groupe de presse allemand qui a été créé en 1965. Premier groupe de presse « magazine » en Europe, Gruner + Jahr était, en 2004, détenu à 74,9 % par le groupe Bertelsmann et à 25,1 % par le groupe Jahr.
En Allemagne, G+J est le premier éditeur de presse, avec une cinquantaine de magazines dont Stern, Capital, Geo, Gala, Brigitte, Essen und Trinken et Schöner Wohnen. Le groupe est également présent dans la presse quotidienne avec, en particulier, le Financial Times Deutschland dont il a racheté la participation de Pearson.
Hors Allemagne, G+J édite une cinquantaine de magazines via ses filiales implantées en France, en Espagne, en Italie, en Pologne, aux États-Unis, en Russie, en Chine, en Autriche et aux Pays-Bas. Les deux principales filiales internationales du groupe sont Prisma Presse à Paris et G+J USA Publishing Company à New York.
Ce stage a été l’opportunité pour moi d’appréhender que le graphisme est une discipline qui consiste à créer, choisir et utiliser des éléments graphiques (dessins, caractères typographiques, photos, couleurs, etc.) pour élaborer un objet de communication . Chacun des éléments est symbolique et signifiant dans la conception d’un projet, selon les axes définis éventuellement avec d'autres intervenants du domaine de la communication, dans le but de promouvoir, informer ou instruire.
Au cours de ce stage, j’ai eu l’opportunité de découvrir le métier sous toutes ses formes et de comprendre de manière globale les difficultés que les graphistes pouvaient rencontrer pendant le travail.
Au-delà d’enrichir mes connaissances, ce stage m’a permis de comprendre dans quelle mesure il était très important de se faire une auto critique et d'accepter des critiques pour être plus créatif.
J’ai passé la majeure partie de mon temps à faire du design. Au fur et à mesure que j’apprenais, mes recherches se sont approfondies. Ce n’est donc qu’à partir du 2ème mois de mon stage que j’ai été véritablement opérationnel, du fait de ma meilleure maîtrise des différents outils de graphisme.
Dans le cadre du stage, j’ai pu expérimenter une technique d’organisation du travail originale. Le principe est simple, il s’agit de prévoir la veille l’organisation de la journée du lendemain : décrire les tâches et prévoir le temps à y consacrer. Le lendemain, on peut alors apprécier le retard pris dans son travail. Cette méthode révèle la difficulté à prévoir la durée du travail, et je me retrouvais souvent avec des heures de retard. Il n’est pas rare qu’une modification de la structure du Journal entraîne des bugs pour les autres. Cependant, j’ai pu constater qu’une telle organisation permet d’améliorer son efficacité en matière de temps de travail. Elle oblige également à réfléchir aux différentes tâches.
Il est vrai que j’avais déjà une expérience du graphisme, cependant l’utilisation des Typos qui traduise la joie et des typos qui traduisent la tristesse était relativement nouvelle. J’ai appris particulièrement au niveau des images, quelles sont les images qui peuvent aller ensemble.
Le travail que j’ai effectué pendant mon stage m’a permis de gérer certaines responsabilités, étant donné que j’étais seul à décider de comment se présentera ma page. J’ai donc veillé à toujours vérifier la concordance des images et des typos que j’utilisais.
Etant donné l’ampleur du travail à accomplir, il était essentiel que je gère mon temps correctement. Au début de mon stage, j’ai donc établi un planning des tâches à effectuer et de leur répartition au fil des mois mais cela n’a pas été le cas. J’ai cependant dépassé le temps que je m’étais attribué pour la réalisation graphique, car j’ai perdu assez de temps sur des détails, mon planning étant trop vaste. Cette expérience m’a servis de réaliser des montages en tenant compte de mes priorités.
Toutes ces missions m’ont aidé à être plus rigoureux dans tous les domaines de mon travail. J’ai appris que l’infographie et l’intégration demandent beaucoup de minutie et de patience pour que le rendu soit propre.
Le stage que j’ai effectué a été fidèle à mes attentes et m’a beaucoup appris, sur le plan humain comme professionnel. Il m’a permis de travailler et de progresser au sein d’une équipe motivée et dynamique. J’ai pu compléter mes connaissances dans certains domaines, comme l’infographie dans le Design. Cette expérience m’a permis de confirmer mon projet de trouver un travail polyvalent dans la création. Ce stage a donc été extrêmement riche et instructif, il sera donc un atout et une expérience utile pour ma future vie professionnelle.
Ce stage m’a
permis de me rendre compte qu’avec une formation comme celle que j’ai suivie, plusieurs portes me sont ouvertes contrairement á ce que je pensais. En effet, le fait d’avoir touché á plusieurs
choses, travaillé plus sur le design, réaliser des montages m’ont beaucoup appris. Cela fut vraiment enrichissant. Ce qui m’a énormément plus, c’est la rigueur et le travail
d’équipe.
A la fin de mon stage, mon avis était assez mitigé. En effet, il est vrai que j’aurai aimé faire le on-line mais …. Je n’ai pas mené des activités à ce niveau.
Avec un recul, j’ai finalement trouvé ce stage enrichissant et professionnel ; pour résumer, j’ai aimé créer, sur demande des rédacteurs, de l’envie, du désir, du rêve....
La situation de la femme au Burkina Faso est sensiblement identique à celle des pays voisins. Pilier de la société africaine, la femme est omniprésente dans tous les domaines de la vie sociale: Epouse, mère de famille, porteuse d'eau, commerçante, on la voit partout, à tel point qu'elle n’est généralement représentée par les artistes qu’en train de vaquer à ses occupations. L’autre moitié du ciel vie, sans mot dire, construit la nation. Mais à quel prix ?
La corvée au quotidien
Dans la famille rurale du Burkina Faso, le sort de la femme n'est guère enviable. Levée avant le jour, elle parcourt des kilomètres, parfois plusieurs fois par jour pour aller puiser de l'eau qu'elle ramène ensuite sans moyen de transport. 20 à 30 litres d'eau sur la tête c'est lourd surtout quand on est jeune et qu'on a le ventre vide. Piler le mil s'apprend juste après qu'on sache marcher. Aller chercher l'eau est important mais il faut aussi du bois pour cuisiner. Comme le bois est rare, il faut aller le chercher loin, souvent trop loin. Après cette mise en forme qui ne dispense aucunement la femme d'allaiter en même temps l'enfant qu'elle porte sur le dos, il faut passer aux choses sérieuses. Préparer un repas dans un pays où l'alimentation est centrée autour de la culture du mil est une chose simple: ya qu'à piler.
Ensuite, elle va pouvoir se mettre au travail, c'est à dire être un peu productive: aller vendre quelques légumes au marché si le temps qui lui reste pour dormir n'est pas déjà compté.
Insuffisance de l’offre éducative
L'accès à l'éducation est loin d'être une règle au Burkina Faso, même si des textes vont dans ce sens. Trop d'obstacles se dressent aujourd'hui, en particulier en milieu rural. Le poids des traditions tout d'abord, fait qu'il n'est pas naturel de scolariser des enfants alors qu'ils représentent rapidement une source de main d'œuvre conséquente. C'est encore plus vrai pour les filles qui peuvent être placées assez jeunes comme bonnes ou qui fourniront une aide précieuse à la maison. Dans un pays ou le taux d'alphabétisation est très faible (taux d'illettrisme de 78% en 2001 dont 90,8% pour les femmes) la tendance n'est pas prête à s'inverser même si les autorités ont pris conscience du problème. De nombreux programmes se mettent peu à peu en place pour favoriser l'accès des jeunes filles à l'école. C'est sans doute le milieu rural, en particulier dans le Nord qui accuse le plus lourd retard.
Du monde du travail et des postes de responsabilité
L'accès au monde du travail (en dehors de l'économie informelle) est extrêmement restreint pour les femmes au Burkina Faso. Le paradoxe est grand puisque la femme (dont personne ne conteste qu'elle est un pilier de l'économie) est exclue de l'emploi salarié. Sa représentation est aussi faible qu'à l'école et on ne la retrouve que dans quelques administrations comme la poste ou les banques. Des ONG offrent parfois aussi des emplois à des femmes. Globalement, la discrimination dont les femmes font l'objet dans la société est applicable au monde du travail.
A l’image de la chefferie traditionnelle, les femmes sont quasiment absentes de la scène politique Burkinabé. Un frémissement se fait sentir avec une montée en puissance à travers le monde associatif et l’influence de certaines ONG (le quota des femmes sur les listes électorales est porté à 30% par l’Assemblée Nationale). La lutte contre l’excision, contre le sida et pour l’amélioration des conditions féminines est un combat de tous les jours pour certaines associations de femmes africaines
Des conditions sociales difficiles
Les conditions sociales ne sont pas non plus favorables aux femmes. Mariage forcé et polygamie rythment leur vie sociale. Et ce, dans le silence le plus total. Il faut arriver à être assez proche d’une femme Burkinabé pour qu’elle s’ouvre sur la dureté de sa condition. Les violences faites aux femmes, les mutilations sexuelles et les viols ne sont pas vécus par la femme comme un sympathique folklore. Certaines traditions de types féodaux qui n’accordent que peu de place, de voix et de respect aux femmes sont en survivance ; ce schéma se retrouve malheureusement dans la vie d’aujourd’hui qui fit de la femme la victime ou la coupable idéale dans une société de plus en plus macho.
Et quand elle s’épanouit, c’est que la femme objet est passée par là.
Des raisons d’espérer
Ce n’est pas pour autant que la femme scrute ce noir tableau et s’en félicite. D’ailleurs son combat, elle le mène toujours, sauf qu’aujourd’hui l’espoir est permis. La femme, la mère, la fille, la sœur, bref, quelque soit la position de la femme, elle doit être reconnu d’abord comme telle et ensuite comme citoyen à part entière, à égalité de droits. La création, le 10 juin 1997 d’un ministère de la femme en est déjà le symbole fort au Burkina. Pour que les femmes ne souffrent plus de tous les maux, les chantiers suivants sont à terrasser : la lutte contre la pauvreté, l’accès à l’éducation, la lutte pour la protection des droits fondamentaux, la lutte contre la discriminations et l’atteinte des droits de la fille, la lutte contre les violences faites aux femmes, l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes, etc. Et pour ca, le Burkina est déjà engagé. Pour que la femme tienne son rang : celui de la mère de l’humanité.| Février 2012 | ||||||||||
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